Le Dufour 35 ... N°1 ... est en vente !

Publié le par Cercle Voiliers Dufour

Le Dufour 35 ... N°1 ... est en vente !

Le Dufour 35 .. N°1 .. est mis en vente ! ... et il y a du nouveau ... Le Cercle Voiliers Dufour vient d'être informé par Philippe, son propriétaire actuel, de la mise en vente de ce voilier construit en … 1972, et ayant fait l'objet d'une rénovation, en 2014. Visualisez les éléments de cette annonce en cliquant sur ce lien « MOLA-MOLA » (ex. PABLO), et contactez Philippe rapidement (vous avez ses coordonnées sur l'article MOLA-MOLA) ! Le bateau est actuellement à Denia (en Espagne). C'est aussi l'occasion pour nous de rediffuser l'article écrit par Jean-Pierre (notre Président, lui-même propriétaire d'un 35), qui vous donnera ainsi son opinion sur cet excellent bateau, dont les performances et les qualités marines sont encore … d'actualité ! Et puis, reconnaissez que posséder le "N°1" d'une série, c'est sympa, non ?

Production et conception

Officiellement le Dufour 35 a été conçu par le bureau d’étude sous la direction du Michel Dufour, créateur et PDG du Chantier Naval à qui il donne son nom. Sa production a commencé en 1971 ou 1972 selon les documents. Sur tous les documents publiés à ce jour elle se serait arrêtée en 1978. Or, produit à 450 exemplaires, des unités ont été construites entre 1978 et 1980. La production ne s’est donc pas arrêtée en 1978.

La première version du Dufour 35 produit entre 1971 - 1972 et 1978 comporte une table à cartes au pied de la descente à tribord et une grande couchette de quart derrière celle-ci. En 1978 le chantier naval connaît des ennuis financiers conduisant à sa reprise par le Baron Bich.

Le moule du Dufour 35 reprend donc du service et la production de ce modèle s’offre une cure de jouvence. Carène et plan de pont identiques à la première version, mais l’agencement intérieur comporte désormais une cabine arrière à la place de la table à carte et de la couchette de quart. La table à cartes est alors placée à tribord dans le carré et orientée vers l’arrière.

La longueur de la banquette tribord dans le carré est donc réduite et son extrémité arrière sert de siège pour la table à cartes. La cabine arrière offre un petit lavabo, une penderie et une couchette double sous le banc de cockpit tribord. Le plaquage des menuiseries, la teinte des blocs cuisine et cabinet de toilette varient en fonction du stock restant à la reprise de l’activité en 1978 pour construire les unités des deux dernières années de sa production.

Le gréement dormant comporte aussi, semble-t-il, une petite modification. Le mat est soutenu par un étage de barres de flèche. Celles-ci, perpendiculaires au mat sur la première version (1971 ou 72 – 1978) sont légèrement orientées vers l’arrière sur la seconde version. Deux tirants d’eau sont proposés : lest long 1,95m de TE ou tirant d’eau réduit  à 1,75m avec une quille à bulbe stratifiée.

Certains documents semblent attester que la carène du Dufour 35 ait été dessinée par l’architecte naval Néerlandais Johan Valentijn ( http://sailboatdata.com/view_designer.asp?designer_id=287 ). Le dessin serait daté de 1971, date à laquelle Johan Valentijn intègre le bureau d’étude du chantier Dufour en tant que stagiaire (?) : il a 23 ans. (l'explication serait donc là : le dessin daté de 1971, la production aurait commencé début 1972; "Mola-Mola", ex-"Pablo", étant "daté" de juin 1972 !!! ndlr cvd blog; n'hésitez pas à nous envoyer vos commentaires)

Comparativement au Dufour 35, son successeur, le Dufour 4800 présente des sections très similaires. Or, le dessin de ce dernier est officiellement signé Johan Valentijn. On peut donc légitiment attribuer la carène du Dufour 35 à l’architecte batave qui intègrera, après son passage chez Dufour, le célèbre cabinet américain Sparkman et Stephens. Il y dessinera quatre 12m J.I. pour la coupe de l’America.

Comportement sous voile

Le Dufour 35 est un déplacement lourd, 6,3 tonnes lège, doté d’un rapport de lest important avec un rapport déplacement/lest de 43%. C’est donc une carène puissante faite pour la croisière hauturière supportant équipage, vivres et matériel sans altérer ses qualités. Les sections avant et arrière sont assez symétriques, gages d’un bon équilibre de la carène. De fait, la barre reste toujours douce quel que soit l’angle de gite. Par 10 nœuds de vent apparent au près serré le bateau est parfaitement équilibré, il est possible de lâcher la barre pendant plusieurs minutes sans aucune intervention du barreur.

Ce très bon équilibre, évite la sollicitation du pilote automatique et économise les batteries. Au près,  la raideur à la toile et le déplacement important permettent un passage en douceur dans une mer formée. La maîtresse section proche du demi-cercle est l’indication d’une recherche de réduction de la surface mouillée par Johan Valentijn, propice à une bonne aisance dans les petits airs. La puissance donnée par le déplacement important dans la brise au près s’accompagne donc d’une relative vélocité dans le petit temps.

Emménagements

Le franc bord important et la largeur conséquente de 3,48m en faisait un bateau révolutionnaire au début des années 70. Le volume intérieur, inédit pour un 35 pieds à cette époque, en fera une référence pour les générations suivantes. Le cockpit est profond et bien protégé par le rouf. On s’y sent en sécurité. Le pont flush deck comporte un petit roof offrant une vue extérieure dans la cuisine et la table à carte ou la cabine arrière selon la phase de production.

La coque comporte trois hublots, un à bâbord au niveau du carré, les deux autres à tribord au niveau du carré et de la table à carte ou de la cabine arrière. Les trois panneaux de pont sur le pont flush deck donnent de la lumière dans le carré, le cabinet de toilette/WC et la cabine avant. Cette dernière accueille une grande couchette double sur bâbord (on devrait plutôt parler de lit double à son sujet) et une penderie à tribord. La hauteur sous barrot est partout de 1,90m sauf dans la cabine avant réduite à 1,75m.

Construction 

La construction est signée « Dufour ». Un modèle  du genre, avec des échantillonnages importants, un contremoulage intégral et des varangues. Les menuiseries, la qualité des vernis, de l’accastillage étaient des gages de longévité et de bonne tenue dans le temps, comme en attestent les Dufour 35 aujourd’hui.  J.P.G

 

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rooyackers denis 15/02/2016 09:45

Super